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LE MÉTIER DE DENTELLIÈRE GARDIENNE D’UN PATRIMOINE VIVANT

Le métier de dentellière, bien que rare, est toujours vivant et valorisé. Il s’adresse à des personnes passionnées par l’art, le fil et la tradition. Que ce soit pour une reconversion, un projet artisanal ou un partenariat avec la mode, il reste une voie de création et d’excellence au service d’un patrimoine unique.

Être dentellière, c’est aussi être ambassadrice d’un savoir-faire précieux, menacé mais encore vivant grâce à la passion et à la rigueur de celles (et ceux) qui le pratiquent.

La dentelle aux fuseaux : un métier d’art exigeant

La dentelle aux fuseaux est un art textile ancestral, fait de patience, de minutie et d’élégance. Cette technique artisanale, apparue à la Renaissance en Italie puis en Flandres, s’est largement développée en Europe, notamment en France, où elle demeure un patrimoine vivant. Entre tradition populaire et haute couture, elle incarne un savoir-faire exceptionnel transmis de génération en génération.

Un lien fort avec la haute couture

La dentelle faite main, notamment la dentelle de Chantilly, de Malines ou de Calais, a toujours fasciné les créateurs de mode. Dans les maisons de haute couture, la dentelle est utilisée pour les robes de mariée, les tenues de gala, les accessoires de luxe et les pièces uniques. Certaines maisons comme DiorChanel, ou Jean Paul Gaultier collaborent encore avec des ateliers spécialisés.

Bien que la production mécanique ait réduit les commandes artisanales, la dentelle à la main reste un gage de prestige et de qualité. Elle est donc parfois utilisée dans les collections haute couture ou sur mesure, où l’originalité et l’excellence priment.

Une voie de reconversion possible

Le métier de dentellière peut être envisagé dans le cadre d’une reconversion professionnelle, notamment pour les personnes attirées par les métiers d’art, le textile ou le travail manuel minutieux. Il est accessible à tout âge, surtout si l’on a de la motivation et un goût pour les savoir-faire traditionnels.

Des formations spécialisées existent :

Maelle LATOUD

Quelles opportunités de travail ?

Même si le métier n’offre pas un grand nombre de postes salariés, il existe plusieurs voies professionnelles :

  • Artisanat indépendant : vente de créations, commandes personnalisées, reconstitution historique, décor textile, accessoires de mode.
  • Haute couture et maisons de luxe : collaborations ponctuelles avec des ateliers ou stylistes.
  • Médiation culturelle : démonstrations, ateliers pédagogiques dans des musées, foires artisanales, écoles ou festivals.
  • Restauration textile : travail sur des pièces anciennes dans les musées, châteaux, collections privées.
  • Transmission du savoir-faire : enseignement dans des écoles, stages, formation continue.

Quatre grandes familles de dentelle aux fuseaux

Il existe quatre sortes principales de dentelles réalisées selon cette technique :

  • La blonde, aussi appelée mante d’Espagne, légère et brillante.
  • La guipure, caractérisée par ses motifs ajourés sans fond.
  • La dentelle de fil métallique, en or ou argent, dits « fins » ou « faux ».
  • La dentelle de lin dite Malines, fine et régulière, originaire de Flandre.

Chaque type se distingue par ses matériaux, ses motifs et ses usages, allant du vêtement religieux aux parures de l’aristocratie.

Une technique délicate et précise

La réalisation d’une dentelle aux fuseaux repose sur le croisement et la torsion de fils maintenus par de petits fuseaux en bois. Le travail se fait sur un coussin appelé carreau, sur lequel on épingle un patron perforé (ou piqué) qui guide les mouvements. Selon la complexité du motif, une dentelière peut manipuler des dizaines, voire des centaines de fuseaux simultanément.

Un métier d’art et un patrimoine à préserver

En France, la dentelle aux fuseaux est historiquement pratiquée dans plusieurs régions : la Normandie, le Pas-de-Calais, le Valenciennois, ainsi que le Puy-en-Velay, haut lieu du savoir-faire dentellier. Sous l’Ancien Régime, cette activité était essentiellement rurale : les ouvrières, souvent paysannes, travaillaient à domicile pour le compte d’un marchand rural, qui fournissait les matériaux et les modèles. Ce dernier, souvent aussi dessinateur et patroneur, faisait ensuite écouler les productions à Paris ou à l’étranger via un réseau d’intermédiaires.

La dentelle participait donc à une économie à la fois locale et mondialisée, alliant art populaire et luxe urbain.

Entre tradition et modernité

Au fil des siècles, la dentelle aux fuseaux a su séduire les plus grands noms de la mode. La maison Callot Soeurs, prestigieuse maison de haute couture fondée au début du XXe siècle, en est un parfait exemple. Leur mère, Eugénie Callot, était dentellière. Fascinées dès l’enfance par ce tissu délicat, les sœurs ont perpétué leur admiration pour cet artisanat dans leurs créations.

La dentelle de Chantilly, très prisée, est réalisée en soie naturelle à fils continus. Elle reste une référence incontournable de l’élégance française.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, les bombardements détruisirent 75 % des usines de dentelle mécanique dans le Pas-de-Calais. Cette catastrophe obligea la haute couture à se tourner à nouveau vers les dentelles exécutées à la main. Ce retour temporaire à l’artisanat souligna la valeur et la beauté d’un savoir-faire en voie de disparition, éclipsé depuis le XIXe siècle par la dentelle mécanique, bien moins coûteuse à produire.

Aujourd’hui, malgré les bouleversements de l’industrie textile, la dentelle aux fuseaux continue de vivre grâce à des passionnés, des écoles spécialisées, des musées et des festivals. Elle trouve aussi sa place dans des créations contemporaines, de l’art textile au design de mode.

Un grand merci à Guénolée Milleret pour le partage de ses sources et de ses précieuses connaissances, qui ont permis la rédaction de cet article

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Le MÉTIER DE MODÉLISTE : UNE FUSION D’ART ET DE TECHNIQUE

LA COUPE À PLAT : LA PRÉCISION AU SERVICE DE LA CRÉATION

La coupe à plat est une méthode fondamentale qui permet de concevoir un vêtement en deux dimensions. Cette technique repose sur une représentation précise du corps, tracée sur du papier ou directement sur le tissu. En partant de mesures morphologiques, le modéliste établit des lignes de construction qui servent de base à la création du patron. Ce processus est non seulement méthodique, mais il s’appuie aussi sur un raisonnement rationnel.

En utilisant des patrons de base comme point de départ, le modéliste peut réaliser des transformations infinies, adaptant le vêtement à toutes les tailles et silhouettes. C’est cette flexibilité qui fait de la coupe à plat une technique prisée, car elle permet de concevoir des vêtements adaptés à chaque individu.

LE MOULAGE : CRÉER EN TROIS DIMENSIONS

À l’opposé de la coupe à plat, le moulage est une technique qui permet de réaliser des vêtements en trois dimensions. Ce processus, emprunté à la haute couture, consiste à travailler directement sur un mannequin ou une personne, offrant ainsi une liberté créative inégalée. En sculptant le tissu, le modéliste peut voir instantanément les formes et les volumes, ajustant au fur et à mesure les détails selon la réaction du matériau.

Le moulage offre l’opportunité de découvrir des idées inattendues, façonnant des créations qui n’auraient peut-être jamais vu le jour sur papier. C’est un art qui requiert une maîtrise technique et une sensibilité créative, deux qualités essentielles pour un modéliste.

LE MODÉLISTE : UN PARTENAIRE INDISPENSABLE DES STYLISTES

Le modéliste ne travaille pas en solitaire. Il collabore étroitement avec les stylistes pour transposer leurs visions en prototypes concrets. Son rôle est de traduire les proportions, les volumes et les détails d’un modèle, s’assurant que le prototype valide la vision initiale du créateur. Une fois le prototype approuvé, le modéliste élabore le patron final, indispensable pour la production en série.

LES PLUS GRANDS MODÉLISTES

Les plus grands noms de la mode, tels que a  Charles Frédérick Worth, Madeleine Vionnet, Alix Grès, Cristobal Balenciaga, Hubert de Givenchy, Yves Saint Laurent, Martin van Dusseldorp (Victor &Rolf), Azzedine Alaïa ont débuté comme modélistes, prouvant que cette profession est un tremplin vers des carrières emblématiques.

REJOIGNEZ LA COUTURE BRIGADE

À La Couture Brigade, nous croyons en la formation complète de futurs modélistes. Nos cours vous plongent dans l’univers du modélisme, vous enseignant tant la coupe à plat que le moulage. Nos formateurs, issus du milieu professionnel, vous guident pas à pas, vous permettant de développer votre propre style et d’acquérir les compétences techniques nécessaires.

Le métier de modéliste est une aventure passionnante, une combinaison de créativité, de précision et de collaboration. Si vous êtes prêt à relever le défi et à transformer des idées en réalité, rejoignez-nous à La Couture Brigade et faites le premier pas vers une carrière enrichissante dans le monde de la mode

À La Couture Brigade, nous proposons trois formations en modélisme, toutes destinées aux débutants, mais différenciées par leur contenu et leur durée

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Tout ce qu’il faut savoir pour passer le CAP Broderie d’art en candidat libre

Yasmine Niclas – Etudiante à La Couture Brigade

Vous avez envie de passer le CAP Broderie d’art en candidat libre ? Afin de vous y retrouver dans les démarches à suivre, l’une de vos élèves, Yasmine Niclas, a accepté de vous livrer ces quelques conseils…

MA FORMATION À LA COUTURE BRIGADE

“Il restait juste une place au cours de Préparation au CAP broderie à art quand je me suis présentée à l’école La Couture Brigade. J’ai donc pu étudier dans un groupe de 6 élèves l’ensemble des points à l’aiguille et au crochet de Lunéville du programme. Au départ je n’étais pas certaine de passer le CAP mais finalement j’ai tenté le challenge sous les encouragements des élèves et des professeurs. Je ne le regrette pas. Ce fut une vraie aventure ! »

INSCRIPTIONS AUX ÉPREUVES DE CAP BRODERIE

« Il faut donc en premier lieu s’inscrire sur le site de l’Éducation nationale de l’académie dont on dépend (en général, les inscriptions sont ouvertes courant octobre pour des épreuves qui se déroulent sur le mois de juin suivant). J’ai trouvé le site clair et facile à renseigner. On sélectionne l’option « candidat libre » quand on n’a pas suivi le cursus dans un collège. »

Important : admission à l’examen

Suite à l’arrêté en date du 11 septembre 2024, les conditions pour passer le CAP Arts de la Broderie sont devenues plus strictes. Les candidats doivent justifier d’une expérience professionnelle ou de périodes de stage d’une durée minimale de 14 semaines dans les 3 ans précédant l’examen.

La Couture Brigade pourra vous fournir une convention de stage durant votre formation hebdomadaire de 18 mois

LES ÉPREUVES DE CAP L’ART DE LA BRODERIE

« Si on a déjà obtenu un CAP ou un BEP, alors on est dispensé de l’ensemble des matières générales comme le français, l’histoire…. Si on a un BAC par exemple mais pas de CAP, on sera aussi dispensé des matières générales, mais on devra passer en plus des épreuves spécifiques à la broderie, la matière PSE (Prévention Santé Environnement).

La maison des examens nous demande bien sûr copie des diplômes obtenus, une copie de la carte d’identité et le formulaire d’inscription renseigné. Puis on reçoit un justificatif de candidature, et plus tard, on reçoit la convocation à l’examen. Dans l’intervalle, on nous demande de confirmer notre participation aux épreuves ; Sûrement pour la logistique mais aussi pour une question de coût il me semble. En effet, il faut savoir que pour l’Education nationale la préparation des épreuves représente beaucoup de travail, de l’achat de fournitures… Donc, si au final on ne se présente pas à l’examen, toute cette préparation et ces achats qui nous étaient destinés sont gâchés en quelque sorte. »

L’EXAMEN EN PLUSIEURS ÉTAPES

« Dans mon cas, j’ai passé l’examen en 2023 au Lycée Professionnel Octave Feuillet à Paris pour les épreuves d’Arts appliqués et histoire de la broderie (EP1 coef 4 je crois), et l’épreuve de mise en œuvre (broderie main – EP2A coef 11). »

L’EP1 histoire et dessin

« C’est une épreuve écrite. De 4 heures. On nous remet un questionnaire à compléter.

C’est pour moi l’épreuve la plus délicate à préparer car on manque de support ; Si par exemple on prépare le CAP couture flou, on a la possibilité de retrouver sur le site Eduscol, toutes les annales des épreuves passées. Mais pour la broderie d’art, il n’y a que d’anciennes archives. Donc il faut aller chercher à droite et à gauche les informations nécessaires, c’est à dire les attendus et les réponses à apporter aux attendus.

Pour l’Histoire, il faut savoir reconnaître les grandes périodes stylistiques des arts décoratifs (l’Antiquité, le Moyen-Âge, la Renaissance…jusqu’à nos jours). On nous a demandé à l’examen d’associer une image à une période, il faudra peut-être aussi préciser le siècle de la période et le nom du style qu’elle représente, mais cela reste assez succint. On trouve des frises chronologiques sur internet plutôt bien faites. Sinon, le livre « Comment identifier les grandes périodes stylistiques » peut aider. On le trouve dans presque toutes les bibliothèques.

Pour le dessin, il faut savoir s’inspirer d’images fournies pour créer des compositions en utilisant des formes, des motifs et des couleurs précisées dans les instructions données. On n’attend pas de nous un niveau de dessin académique, juste comprendre les instructions. Sur la convocation, on nous précise les fournitures à apporter (crayons de couleurs, calque, ou feutres…). »

L’EP2 broderie, piquage-ponçage, questions à l’oral

Lieu de l’épreuve

« Epreuve sur 3 jours qui commence par les questions à l’oral. J’ai apprécié l’organisation et l’accueil du personnel du lycée technique Octave Feuillet. C’est un très bel endroit. Ils exposent dans le hall d’entrée le travail des élèves qui m’a bien impressionné. J’avais d’ailleurs passé mon épreuve d’EP1 dans une classe dédiée à la confection des chapeaux : trop beau ! On prenait nos pauses déjeuner dans leur petit jardin ombragé (on apporte son mangé). Un lieu vraiment agréable. »

Epreuve orale

« Elle n’a pas eu lieu le même jour que l’épreuve « mise en oeuvre » pour éviter de nous interrompre pendant la broderie. Bonne idée. Donc, on se présente, on tire un sujet, on a 15-30 minutes (je ne sais plus très bien) pour le préparer dans une salle à part, puis on le restitue à l’examinatrice. Les questions abordent des sujets divers (matériel, fourniture, sécurité dans un atelier, connaissance des tissus… ). En voici quelques exemples : nommer 2 causes de chute dans un atelier ; nommer 4 techniques de point au crochet avec fournitures ; sur un schéma, identifier les types de torsion d’un fil ; citer les éléments d’un métier à broder ; citer 4 ateliers de broderie ; différence entre organdi et organza ; comment se nomme le bouton de vitesse du piqueur ; citer des fibres végétales et animales… »

Epreuve de mise en œuvre : Installation et découverte du sujet

« Pour préparer les salles, ils nous avaient demandé de venir déposer nos tréteaux la veille de l’épreuve EP2. Le jour J, nos places étaient attitrées, ils nous ont réparties dans plusieurs salles et on n’y a retrouvé nos tréteaux, une chaise et un tabouret pour poser notre matériel. Moi j’étais près de la fenêtre !!! donc j’avais un peu plus d’air que les autres, et j’étais à côté du radiateur, donc je pouvais m’en servir pour y ranger tout mon matériel, en plus du petit tabouret fourni. Puis une fois installés, ils nous remette le sujet (un sachet de fournitures, le tissus à broder pré-piqué, un dossier papier format A3.) »

Epreuve de mise en œuvre : broderie et piquage

« Ils nous donnent le top et c’est parti ! On peut ouvrir le dossier papier et découvrir les consignes et les photos couleurs du motif à broder (vue sur l’endroit et vue sur l’envers). La qualité du dossier est bonne, les photos sont nettes.

On monte soi-même son métier et on y tend le tissu support. Le montage du métier n’est pas noté.

Les fournitures étaient belles ! J’ai moins aimé le motif, question de goût. L’année de mon CAP, le motif était poncé sur de la toile !!! Panique à bord car on s’entraîne principalement sur de l’organza. Donc on ne voit pas sa main du dessous avec les fournitures. On se demande comment on verra sur l’envers le motif à broder…. Par contre, les points n’étaient pas trop compliqués pour équilibrer la difficulté du sujet. Pour ma part, la pose de tubes en verre au fil de rayonne m’a donné des sueurs froides. J’ai vu une candidate soulever son métier à chaque paillette posée pour vérifier ; Cela m’avait surpris, mais au final son rendu était de très bonne qualité. En fait, il faut réaliser chacune des techniques très soigneusement sans forcément chercher à remplir la totalité du motif : Ce qui est évalué c’est la qualité et non la quantité.

Pendant l’épreuve de broderie, ils passaient nous voir régulièrement pour demander qui voulait passer l’épreuve de ponçage-piquage. Elle se déroule dans une salle à part, avec du matériel professionnel. Avant de se lancer à piquer le sujet, on peut s’entraîner sur un papier brouillon pour se familiariser avec la machine. Puis on remet son travail à l’examinatrice et retourne à sa broderie.

Dans le temps de l’épreuve, il y a aussi le démontage de la toile brodée, on découpe les fils sur l’envers, on applique la gomme, on passe la toile sous la vapeur. On remet notre travail et voilà. C’est terminé, on respire. »

Formation – préparation au CAP broderie à La Couture Brigade

RÉSULTATS ET DIPLÔME

« Les résultats ont vite été communiqués ; Par contre, il fallait se déplacer à l’académie pour récupérer le diplôme papier. Ils ne voulaient pas le poster car apparemment, les années passées, des plis auraient été égarés. Si on ne peut pas se rendre soi-même à l’académie, on peut donner une procuration à un tiers. »

Comme vous l’avez compris, passer le CAP Broderie d’Art est une véritable aventure, l’occasion de se donner un challenge, un défi quel que soit votre parcours, que vous l’abordiez pour une reconversion ou pour le plaisir.

Yasmine était novice à son arrivée en septembre à La Couture Brigade, neuf mois plus tard elle a obtenu un diplôme d’Etat. Pourquoi pas vous !

LA SUITE

Une fois le CAP en poche vous devez poursuivre votre formation si vous souhaitez travailler dans ce métier. Le CAP est une formidable base mais que ce n’est qu’un début. Vous pouvez poursuivre votre apprentissage auprès d’un professionnel dans une maison de broderie haute couture ou venir vous perfectionner en techniques supérieures à La Couture Brigade.
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Comment créer un book?

Comment préparer votre dossier pour vous distinguer lors des sélections ?

Un book est un CV qui permet aux créatifs de prouver leurs compétences aux professionnels du secteur

C’est le support essentiel pour mettre en valeur toutes vos compétences et votre vision. Il évolue avec vous et s’enrichit au fur et à mesure de vos réalisations et de votre carrière

Votre book doit susciter le désir chez celui qui le découvre grâce à votre univers artistique, vos passions et vos inspirations, ainsi que votre manière de le mettre en page.

Un book doit témoigner de vos compétences en racontant une histoire

Un recruteur d’une école de mode a envie de trouver dans votre book vos différents centres d’intérêt et votre savoir-faire artistique et artisanal, tout ce qui vous permet d’exprimer librement votre imagination

Dans votre book, vous devez inclure : vos cahiers de recherche en dessin et en images, qui illustrent vos sources d’inspiration, ainsi que vos expérimentations sur les matières et les couleurs. Ces recherches doivent refléter vos explorations à travers diverses techniques. Vous devrez aussi y intégrer vos recherches de formes en volume, réalisées par moulage ou sculpture, puis redessinées, et qui donnent naissance à un ou plusieurs projets finis, qu’il s’agisse d’accessoires ou de vêtements.

L’ensemble doit être soigneusement mis en page afin de constituer un book cohérent. Ce dernier devra être numérisé, car l’école pourra procéder à une présélection des candidats sur dossier. Si vous êtes sélectionné, vous devrez présenter votre book ainsi que les pièces réalisées lors de l’entretien.

Les étapes pour intégrer une prestigieuse école de mode

  • Construire un portfolio qui capte l’attention des recruteurs
  • Acquérir les compétences techniques indispensables à la sélection
  • Mettre en avant vos atouts créatifs et professionnels.


Des questions à vous poser :

Comment préparer mon dossier pour me distinguer lors des sélections ?
Quelles compétences les écoles recherchent-elles chez les candidats ?

Si vous souhaitez apprendre à dessiner des vêtements et préparer votre book, notre formation vous aidera à mettre vos idées sur papier et à stimuler votre créativité

Le Couture Brigade a conçu une formation pour vous aider à créer votre book

Si vous êtes passionné par les métiers de la mode, rejoignez nos formations qui vous prépareront à intégrer les meilleures écoles ou à développer vos compétences professionnelles

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CONNAISSEZ-VOUS LA BRODERIE JAPONAISE ?

La broderie japonaise Nuidô

La broderie japonaise Nuidô (nihon shishû en japonais) est une technique de broderie qui remonte à plus de mille ans.

Depuis la période Heian (794-1185), elle se travaille au fil de soie sur un support également de pure soie.

Selon les historiens, dès le début de la période Heian, la broderie japonaise était principalement utilisée pour décorer les costumes des Dames de la Cour et les kimonos. Au cours de ces premières étapes, le shishu était exclusivement disponible pour ce groupe très restreint ; seuls les plus hauts rangs de la société pouvaient se permettre un travail aussi coûteux.

Transmis de génération en génération d’artisans, l’art millénaire de la broderie japonaise s’est perpétué jusqu’au XXe siècle à travers l’aiguille d’un dernier maître, Iwao Saito, qui en 1965 a créé une école KURENAI KAI.

Tout comme le rituel de la cérémonie du thé inspiré par le bouddhisme zen, la pratique de la broderie japonaise transcende le geste. La voie vers ce savoir-faire a évolué, tout au long de son histoire millénaire, en Nuidô : Nui (savoir-faire broderie, aussi appelé shishû) et Dô (esprit). S’engager sur ce chemin n’implique pas seulement la maîtrise d’une discipline.

L’acquisition du savoir-faire repose sur trois axes : la rationalité (connaissances et compétences acquises), la sensibilité (ressenti artistique, instinct aiguisé par l’expérimentation) et la spiritualité (plénitude et sérénité résultant du geste).

Au bout du chemin, si tant est qu’on l’atteigne : l’accomplissement de soi

Depuis la création du JAPANESE EMBROIDERY CENTER aux Etats-Unis par le gendre d’Iwao Saito, Shuji Tamura, en 1989, des professeurs certifiés enseignent à travers le monde entier. Souheila HADDAD est l’une des rares professeurs certifiés en France

La Couture Brigade est la première école en France à accueillir les formateurs de la broderie japonaise et à transmettre ce savoir-faire ancestral

Souheila Haddad est professeure de broderie à La Couture Brigade.

Elle a d’abord fait son apprentissage à l’école Lesage, la broderie haute couture n’a pas de secret pour elle. Au gré des événements de la vie, elle a découvert la broderie japonaise et c’est le choc, une pure émotion esthétique. Professionnelle pourtant accomplie, Souheila explique qu’apprendre la broderie japonaise, c’est comme repartir de zéro. Acquérir un tel savoir-faire requiert une humilité infinie, pour mieux s’accomplir en conjuguant le geste et l’esprit. Aussi, cette démarche invite à la méditation, au ressourcement auprès de la nature

Qu’est-ce que la Certification JEC ?

Le JEC, Japanese Embroidery Center, situé à Atlanta aux Etats-Unis, est la branche internationale de l’école japonaise Kurenai-Kai, qui suit la formation et délivre les diplômes de certification aux professeurs du monde entier. Ce diplôme est attribué aux enseignants ayant suivi le cursus complet du JEC et doit être renouvelé tous les 3 ans

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MÉTIER DE BRODEUR

MÉTIERS DE LA MODE

Métier de brodeur

Fils d’or, rangées de perles, paillettes, pierreries… grâce à ces éléments de décoration, le brodeur personnalise et embellit vêtements de haute couture, robes de mariée, costumes de scène ou linge de maison.

Selon la demande du client (couturier, créateur de mode…), le brodeur dessine un motif qu’il brode sur du tissu tendu sur un métier à broder. Le brodeur jongle avec ces différents points pour enrichir ses créations, chaque technique lui permettant d’obtenir un effet différent.

Formation Broderie

À La Couture Brigade nous proposons une formation de Broderie d’art.

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LES PORTRAITS DE NOS ÉTUDIANTS

Nous sommes fiers de vous faire découvrir quelques profils des étudiants de notre école.

Nous les accompagnons dans leurs projets personnels et professionnels en leur proposant un programme exclusif basé sur la conception et le développement des vêtements.

Notre école est ouverte à tous types de profils : les débutants, les initiés, les personnes en reconversion qui cherchent à développer leur projet ou leur marque, ainsi qu’aux professionnels souhaitant acquérir une compétence supplémentaire.

BORIVANN

EMMA

OCÉANE

MANON

LOUISE

MAËLLE

CHARLOTTE

JULIA

PAOLA

CHARLOTTE

LAURA

JULIETTE

KARIM

FANNY

GAËLLE

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VOCABULAIRE PROFESSIONNEL DE LA MODE

 

 Vocabulaire de la mode et de la couture 

Formation modélisme  

Aisance : valeur variable et facultative qu’on attribue à la construction de votre vêtement.

Sa valeur est variable en fonction du confort souhaité et de la ligne et du volume qu’on désire donner au vêtement. En définissant l’aisance d’un vêtement, il faut également tenir compte de la nature et des caractéristiques du tissu.

 

À-même : terme indiquant que la partie mentionnée fait partie du patron, par opposition au terme « apporté »

Exemple : ceinture à-même

 

Aplomb : Équilibre d’un vêtement par rapport aux droits fils.

 

Bâti : un point à la main qui permet d’effectuer un premier assemblage des différentes parties de vêtement. Le bâti se découd et s’enlève facilement. Il est indispensable pour un essayage et il empêche le tissu de glisser pendant le montage.

 

Biais de tissu : le biais forme un angle de 45° par rapport à la lisière. La coupe en biais est d’une importance capitale pour la technique du moulage. La souplesse du tissu est à son maximum au niveau du biais et s’adapte à la forme du corps. Par ailleurs, le tombé et plus beau si l’on utilise des fronces et des plis. Lorsqu’on les insère dans le droit fil du tissu ou un contre fil, l’effet est plus raide et elles ressortent davantage.

Un tissu taillé en biais s’étire sous la traction de son propre poids. Il est indispensable, une fois coupé, de laisser les pièces suspendues sur un cintre au moins 14 heures avant de procéder au montage.

 

Bolduc : Ruban de biais utilisé pour indiquer les lignes d’aplomb sur le mannequin : milieu devant, milieu dos, taille, bassin, etc …

 

Border : une bonde de tissu coupée en droit fil ou en biais, montée à cheval sur le bord du vêtement.

 

Coupe à Plat : C’est une technique qui permet de construire un vêtement en 2 dimensions.

On projette une représentation du corps à plat sur une feuille de papier ou directement sur le tissu. C’est seulement au montage qu’on retrouve nos 3 dimensions par le jeu de pinces des plis et des découpes qui redonnent son volume au corps.

On procède de la manière suivante : on trace des lignes de construction en se basant sur les mesures morphologiques du corps en respectant une méthode de construction qui s’appuie sur les calculs,

on trace notre patron selon le dessin. On peut le tracer directement ou bien se servir d’un patron de base, tracé auparavant, et qui devient un excellent point de départ pour les différentes transformations.

C’est une technique qui s’appuie plus sur le raisonnement rationnel que sur la mémoire. Elle permet de construire des vêtements, sans aucune contrainte de taille, ni de silhouette, car c’est le corps qui est le point de départ de chaque construction.

 

Couturage : une valeur ajoutée au patron parallèlement au bord permettant d’assembler le vêtement.

 

Couture Plate : point d’assemblage droit, effectué à la machine à coudre.

 

Couture flou : une spécialisation et une expertise d’un mécanicien modèle dans la réalisation des vêtements dans les matières souples comme mousselines, soie, dentelle.

 

Couture tailleur : une spécialisation et une expertise d’un mécanicien modèle dans la réalisation des pièces à manche, comme vestes et manteaux.

 

Cran de montage : Petite entaille d’une valeur de maximum 5 mm, qui indique l’emplacement d’un raccord avec une autre pièce du patron.Les crans sont relevés selon des points d’accords situés sur le patron. Les crans facilitent l’assemblage et permettent de se repérer.

 

Cranter : Faire de petites entailles le long d’une ligne courbée pour donner plus de souplesse à la couture, dans un angle ou un pli, pour dégarnir le surplus des couches de tissus.

Creuser : Augmenter la profondeur d’une pince ou une ligne courbée.

 

Croisure : valeur à même du vêtement, ajoutée au-delà du milieu devant permettant de réaliser le boutonnage.

 

 

 

Décatir : Action servant à repasser le tissu avec de la vapeur, afin de prévenir son rétrécissement ou allongement durant son façonnage.

Il est aussi possible de laver certains tissus (coton et lin) pour prévenir tout dégorgement de la couleur et toute autre réaction pouvant intervenir lors de cette opération. Il faut faire ensuite un repassage final avant de passer à la coupe.

 

Droit fil = (DF) : une ligne de construction tracée sur le patron, qui indique le sens du tissu parallèle à la lisière. Elle est en générale tracée en rouge. Sur les patrons de commerce, elle est finie avec les flèches.

Sur le droit fil, il est important d’indiquer le sens du tissu pour les tissus à motifs, et les tissus avec des poils comme le cachemire ou le velours.

 

Embu : valeur excédentaire entre deux pièces de patron, qu’on répartit lors du montage. L’embu est également facultatif et variable. Il contribue d’une manière discrète et efficace à la mise en forme de certaines parties du vêtement. Une pince peut également être transformé en embu quand elle est peu profonde, par exemple la pince d’épaule dos.

 

Endroit du tissu : c’est la partie extérieure du vêtement, qui sera visible.

 

Enforme ou Parmenture : pièce de finition rapportée à l’intérieur du vêtement qui est l’empreinte du vêtement.

 

Entrejambe : Mesure intérieure des jambes de la fourche au sol.

 

Envers du tissu : c’est la partie l’intérieure du vêtement, qui ne sera pas visible.

 

Fil de chaîne :  il court le long du tissu à l’infini, dans le même sens que la chaîne du métier à tisser, il est parallèle aux lisières. On l’appelle droit fil.

 

Fil de trame : il court d’une lisière à l’autre. Il est généralement moins solide que celui de la chaîne. Il représente la largeur de tissu et il est perpendiculaire à la lisière.

 

Fourche : Partie de la jambe du pantalon qui passe entre les jambes. Il y a une fourche sur le devant de la jambe de pantalon (courte) et une fourche sur le dos de la jambe de pantalon (en général deux fois plus longue que la précédente).

 

Fronce : une valeur variable de tissu resserré avec un fil qui réduit sa largeur selon le volume qu’on désire donner au vêtement.

 

Galbe : ligne courbée.

 

Galber : dessiner une ligne courbée.

 

Godet : un faux pli qu’on incruste dans une couture qui donne de l’ampleur à un vêtement. Souvent coupé dans le biais exemple : une jupe à godets

 

Mécanicien ou mécanicienne modèle : La personne qui effectue le travail de montage.

 

Mesures morphologiques : mesures du corps prises sur les principales lignes du corps sans aucun valeur d’aisance

 

Mesures de construction : mesures de corps plus une valeur d’aisance.

Le valeur d’aisance est variable en fonction du confort souhaité du vêtement et du volume qu’on désire donner au vêtement. En définissant l’aisance d’un vêtement, il faut également tenir compte de la nature et des caractéristiques du tissu.

 

Milieu DF = Milieu devant droit fil  : le milieu de vêtement, parallèle à la lisière. Il existe le Milieu Devant DF et le Milieu Dos DF.

 

Milieu DF au Pli = Milieu droit fil au pli : une indication placée sur la ligne de construction du patron lorsqu’il est réalisé par moitié et que la pièce n’a pas de couture au milieu. Nous placerons la ligne au milieu de la pièce sur la pliure droit fil du tissu.

 

 

Modélisme de mode : C’est un métier de la mode qui consiste à transposer un dessin de vêtement en prototype en appliquant des méthodes de construction de vêtements comme la coupe à plat et le moulage, choisis en fonction de la complexité du modèle.

Le modéliste travaille étroitement avec le styliste. Il sait traduire l’allure, les proportions, les volumes et les détails d’un modèle.

Lorsque le prototype de vêtement est validé par le styliste, le ou la modéliste réalise un patron qui permet de confectionner le vêtement en tissu final par un ou une mécanicien(ne) de modèle et ensuite toute une série de ce vêtement qui pourra être confectionnée à l’usine.

Dans les maisons de couture, le modéliste ne réalise pas le montage mais la couture fait partie de ses compétences.

Les plus grands modélistes de l’histoire de la mode : Charles Frédérick Worth, Madeleine Vionnet, Alix Grès, Cristobal Balenciaga, Hubert de Givenchy, Yves Saint Laurent et Martin van Dusseldorp (Victor &Rolf)

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Montage : Assembler les différentes pièces d’un patron. Par exemple monter une manche. C’est une action d’assemblage des pièces de tissu avec une machine à coudre.

 

Montant : Longueur extérieur de la ligne de taille à la ligne de fourche.

 

Moulage : C’est une technique de Haute Couture qui permet de réaliser un vêtement en 3 dimensions.

Le mot moulage vient de « moule ». Il signifie créer un objet à partir d’un moule qui lui donnera sa forme.

Le moulage est une méthode où l’on travaille directement en volume et où l’on crée en même temps le style et le patron.

On procède de la manière suivante : on donne les formes que l’on veut à la toile sur le mannequin de couture ou une personne. On peut le faire selon le dessin ou bien avoir une idée vague de ce que l’on veut obtenir. Durant le moulage, on remarque les corrections à apporter et la réaction du tissu. Cette méthode de travail procure une grande liberté. Elle nous permet d’obtenir une création tout à fait inattendue, ou bien une forme qui mène à d’autres idées qui n’auraient jamais pu naître sur le papier.

Les seules contraintes sont la forme du corps est le type de tissu à employer.

Cette méthode, qui exige un certain savoir faire, consiste à sculpter du tissu qui est le point de départ de chaque création.

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Ourlet : une finition d’un bord du vêtement, un pli à valeur variable.

 

Parallèles : Des lignes parallèles sont des lignes tracées l’une a côté de l’autre à même distance et qui ne se rencontrerons pas.

 

Parmenture ou Propriété ou Eenforme : Une pièce de finition rapportée à l’intérieur du vêtement et qui double une encolure et une entournure. Elle n’est pas l’empreinte du vêtement. Elle double le revers d’un col ou d’une patte de boutonnage en étant entoilée pour donner de la tenue.

 

Patron de base : le tracé réalisé sur un papier à partir des mesures du corps avec l’aisance minimum, servant ensuite de point de départ pour les différentes transformations.

 

Patte de boutonnage : bande de tissu placée en double épaisseur et sur laquelle sont brodées les brides ou les boutonnières.

 

Pattemouille : elle peut être réalisée à partir d’un tissu blanc 100% coton, non pelucheux et bien lavé pour être débarrassé de tout apprêt, ou bien en organza de soie. Elle est utilisée durant le travail de montage pour ouvrir les coutures ou aplatir les pinces, sans risque de lustrer ou de brûler le tissu. Elle doit être humectée et non mouillée. Le fer à vapeur avec une protection en Tefal ne remplace pas toujours l’usage de la pattemouille.

 

Patte de boutonnage : Partie à même au rapporté se plaçant à cheval sur le milieu devant du vêtement, permettant le boutonnage.

Largeur minimale = diamètre du bouton + 0,5 cm de chaque côté du bouton + valeurs des surpiqûres de chaque côté de la patte de boutonnage (si nécessaire).

 

Perpendiculaires : deux droites formant un angle droit 90°. Pour les tracer sur le papier, il est nécessaire d’utiliser une équerre.

 

Piquer : Réunir plusieurs pièces de tissu par un point de piqûre avec une machine à coudre.

 

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Pinces : Ce sont des plis de centrage, cousus essentiellement à l’envers du vêtement. Leur emploi est motivé par la morphologie du corps, elles accentuent ses creux et ses galbes. Généralement elles ont pour objectif de se fondre dans la coupe du vêtement et d’être invisibles.

 

Point d’accord : les traités indiqués perpendiculairement sur le patron au niveau des lignes de construction

 

Platitude : Zone plate dans un tracé d’un patronage servant à bien associer les deux  pièces d’un vêtement.

 

Pli : une partie de tissu rabattue sur elle-même (l’envers sur l’envers).

 

Rabat : bande de tissu qui recouvre l’ouverture d’une poche de veste ou de pantalon (poche à rabat) ou d’une pochette. Il peut être cousu séparément ou fait d’un seul tenant.

 

Relever : Recopier un patron sur une autre feuille de papier pour pouvoir effectuer par la suite des modifications.

 

Revers : une partie de tissu repliée sur l’endroit ( l’endroit sur l’ endroit).

 

Laize du tissu: largeur du tissu, définie par la trame du tissu, qui peut être différente et varier de  60cm (soie, dentelle) à 150 pour la plupart des tissus destinés à la confection.

Si le tissu est destiné à l’usage des particuliers, il est plié en deux l’endroit contre l’endroit.

Si le tissu est destiné à la confection, il est toujours livré sur rouleau.

 

Lisières : Ce sont les bords des deux côtés de tissu qui sont tissés et finis de manière à empêcher le tissu de s’effilocher.

 

Sous-piqûre : Piqure plate utilisée souvent sur les bords du vêtement, qui aplatit les coutures superposées. Elle peut avoir une fonction décorative exemple : surpiqûres sur les jeans.

 

Soutenir : résorber l’embu d’une manière invisible, sans laisser des fronces.

 

Surjet : Point effectué à machine nommé surjeteuse qui coupe et borde les bords d’un vêtement et empêche le tissu s’effilocher. Ce pont est légèrement élastique et peut être également utilisé pour assembler la maille.

 

Stylisme de mode : C’est le métier de création de vêtements et d’accessoires. Un ou une styliste anticipe les courants de mode puis dessine des modèles en tenant compte des contraintes techniques de fabrication, et de l’image de la marque qu’il ou elle représente.

 

Toilage : Moulage sur toile.

On procède de la manière suivante : soit on réalise le modèle par moulage, soit on reproduit un patron réalisé en coupe à plat, pour le contrôler ou bien pour le finir par moulage en fonction de l’effectif produit.

Dès que la toile est prête, on l’essaye sur le mannequin et on y apporte les modifications nécessaires en les notant directement sur la toile. Pour une robe par exemple, on indique sa longueur, la  profondeur du décolleté, on accentue le cintrage. Cela nous indique ainsi quels changements doivent être effectués.

La toile est ensuite démontée et on prépare un nouvel exemplaire modifié. On reprend le processus en boucle jusqu’à ce que la toile soit parfaite.

 

Après un dernier essayage, la toile est entièrement démontée et les pièces du patron sont tracées sur le papier ou sur le carton.

 

Enfin on réalise un exemplaire du vêtement nommé « Prototype » dans le tissu final.

 

Toile : C’est le tissu en coton de différentes épaisseurs qu’on utilise pour le moulage ou pour le premier essayage d’un patron. Sa grosseur doit être la plus proche possible du vêtement final.

L’important est que le tissu soit uni et d’une couleur claire neutre, afin que la forme ne soit pas influencée par des motifs ou des textures particulières.

 

Zigzag : point effectué à la machine à coudre familiale. Il sert pour border les bords du tissu ou pour assembler les tissus dans le patchwork ou la dentelle.

 

 

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QU’EST-CE QU’UNE LIGNE DE VÊTEMENT ?

Qu’est-ce qu’une ligne de vêtement ?

Au fil des siècles, les couturiers ont créé des vêtements qui pouvaient transformer les silhouettes des femmes et leur donner du style grâce aux différentes lignes selon lesquelles ils étaient dessinés et ensuite façonnés.

Les lignes les plus employées peuvent être résumées en quelques exemples qui les englobent toutes et d’où proviennent d’innombrables variations dictées par le goût et la tendance du moment

Ligne « A  » créée par christian dior en 1955 dans laquelle nous avons des épaules étroites et un bas large.

Ligne « H » créée par Christian Dior en 1954, c’est une ligne qui uniformise les épaules, les seins, la taille et les hanches dans une structure rectangulaire. Elle est aussi appelée crayon, « crayon », ainsi que la silhouette typique de la robe des années 1960.

Ligne «I» similaire à H mais avec des longueurs qui vont du dessous du genou à la cheville.

Ligne «T» Forme «H» avec de larges emmanchures et des manches de construction rectangulaires, qui forment une forme composite semblable à la lettre t avec le buste. La construction est identique au t-shirt.

 Ligne « V » Silhouette en triangle inversé, qui rehausse les épaules et se resserre jusqu’au genou.

Ligne «X» Silhouette typique des années 1950, souligne la taille en rehaussant légèrement les épaules et en s’ouvrant largement sous la taille avec la forme de roue classique.

Ligne « Y » silhouette des années 1940, quand les femmes au moment de la guerre devaient s’improviser en hommes et donc rehausser la ligne des épaules (un discours similaire se produira dans les années 80)

Ligne «trapèze» lancée par Yves saint Laurent en 1958, semblable à la forme «A» mais beaucoup plus large, elle épouse la forme d’un trapèze.

 Ligne «triangle» dérive également de la forme «A» mais se développe en trois dimensions avec une coupe de roue qui part des épaules.

Ligne «cloche» Corsage serré et large cloche pour la jupe, c’est la robe de cocktail classique des années 1950. Dans la version plus courte, on l’appelle maintenant une robe de bal car elle est utilisée aux USA pour le bal.

 Ligne «ballon» similaire à la «cloche» mais avec jupe ballon bouclée.

Ligne «empire» ligne fluide qui caresse la silhouette avec une coupe juste en dessous du buste. Elle est née en France, liée à la période post-révolutionnaire française, et à Joséphine Bonaparte comme icône.

Ligne «Charleston» la silhouette des années 1920. Bretelles fines, ligne douce, jupe courte plissée ou frangée.

Ligne « princesse » ligne soulignée par des coutures qui partent du buste et souligne l’harmonie de la silhouette, rendant les formes plus sinueuses pour un effet optique.

Les vêtements avec la même ligne et le même volume peuvent différer en style en raison de l’utilisation de différents tissus, de détails de finition, d’accessoires, etc.

Au fil des siècles, il y a eu des lignes infinies et des styles différents, mais des volumes généralement plus d’employés peuvent être résumés dans quelques exemples qui les englobent tous et d’où proviennent d’innombrables variations dictées par le goût et la tendance du moment.

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MÉTIER DE STYLISTE PERSONNEL

MÉTIER DE STYLISTE PERSONNEL

MÉTIERS DE LA MODE


Encore peu démocratisé en France, le métier de Styliste Personnel(le) – ou Personal Shopper – offre des missions diverses qui vont de la création de looks pour un tapis rouge, à un tri de dressing pour l’optimiser, en passant par l’achat d’un sac de luxe en seconde main ou encore la constitution d’une valise pour un déplacement professionnel.


Objectif : Accompagner les clients dans leur recherche de style et faciliter leur expérience shopping. Le Personal Shopper doit trouver la sélection de vêtements adéquate selon les caractéristiques physiques, la personnalité, le mode de vie et le budget de ses interlocuteurs.


Un sens du style aiguisé, une connaissance globale du marché de la mode, une veille continuelle du secteur, sont indispensables pour anticiper et répondre au besoin de chaque nouveau client.


Au-delà de l’aspect créatif, c’est un métier humain où empathie et facilité d’écoute forment des atouts indispensables pour l’exercer.
Le styliste personnel doit savoir s’adapter à ses clients selon leur origine culturelle et leur milieu social afin de trouver à la fois le bon niveau de proximité et de distance à instaurer. Ce dernier doit considérer son Styliste Personnel(le) comme un(e) ami(e) le temps de la prestation.

Il doit aussi faire preuve d’une franchise naturelle qui lui permettra ainsi de ne jamais froisser son interlocuteur.
Enfin, pour faire rayonner son activité, il doit avoir des connaissances dans le secteur du marketing, du référencement ou des réseaux sociaux.


Rares sont les Stylistes Personnel(le)s qui se mettent en avant, vous ne connaissez sans doute pas les noms de Brandon Maxwell, Kate Young ou Monica Rose mais beaucoup mieux les silhouettes de Lady Gaga, Michelle Williams ou encore Kendal Jenner.

Tiphaine Cabarez, directrice de l’agence ZIGZAG qui déploie ses conseils à Paris et à Londres, auprès d’une clientèle internationale prestigieuse a accepté de diriger pour La Couture Brigade une formation nommée « Styliste Personnel »

Une formation de 7 heures qui permet de comprendre les grands principes du stylisme personnel : morphologie, colorimétrie et style.

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Exposition « Couturiers de la danse – de Chanel au VERSACE »

« Coututiers de la danse » est une exposition imaginée et créée pour tous les amateurs de costume de scène et lève le voile sur les collaborations du monde de la mode et de la danse.

Elle a lieu au Centre National du Costume de Scène à Moulins et est exceptionnellement prolongée jusqu’au 1er novembre 2020.

130 modèles créés par Gabrielle Chanel, Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier, Christian Lacroix, Karl Lagerfeld, Maria Grazia Chiuri, Gianni Versace, Maurice Béjart, Issey Miyake, William Forsythe, Daniel Larrieu ou maison Givenchy, Balmain et On Aura Tout Vu.

Les couturiers revisitent tutu, pourpoint, corset et même marinière en utilisant des matières uniques, novatrices, inédites. L’exposition est imaginée par Philippe Noisette dans une scénographie de Marco Mencacci.

Nous y sommes allés en train de Paris-Bercy (trajet 2h30) arrivés sur place vers midi nous avons déjeuné dans le jardin du musée avant de commencer notre stage de danse, suivi d’une visite guidée de l’exposition. Retour à Paris à 20 h

Une journée dense et riche en coutures !

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UNE EXPO DE MODE À MAD

Le Musée des Arts Décoratifs, placé juste à côté de Louvre a présenté du 23 juin 2020 au 3 janvier 2021 une grande et magnifique exposition consacrée au célèbre magazine de mode américain Harper’s Bazaar.

Soixante créations de couture et de prêt-à-porter, issues essentiellement des collections du musée, ponctuées de prêts de pièces iconiques prestigieuses sont présentées en correspondance avec leur parution dans ce magazine.

Courregès

Le regard des grands photographes et illustrateurs qui ont fait le renom de Bazaar est ainsi mis en perspective pour résumer un siècle et demi d’histoire de mode.

YSL pour DIOR, photo Richard AVEDON

 

Cette exposition est la première consacrée à un magazine de mode qui ne se limite pas à la simple présentation de photographies : elle se penche autant sur la question de la direction artistique que sur l’impact du graphisme et de la photographie, sur le rôle des femmes et des hommes qui, autant que ceux qui la créent et la portent, défendent une certaine idée de la mode.

 

 

Dans un musée qui a fait de la mode l’un de ses piliers, il n’est pas inutile de rappeler que le magazine de mode est très souvent le premier matériau qui permet d’en écrire l’histoire comme il est aussi le premier véhicule de la diffusion et de la connaissance de la mode, un élément de définition de son identité, un acteur fondamental du système de la mode remis ici dans sa juste perspective.

Lancé en 1867 à New York par Harper & Brothers, Harper’s Bazaar s’adresse aux femmes afin de les instruire en matière de mode, de société, d’art et de littérature. Inscrit dans la tradition des gazettes de mode européennes, il présente l’originalité d’un engagement pour la cause féminine.

Cette exposition dévoile également quelques secrets de conception et de création des collections par des grands couturiers comme Christian Dior, Cristobal Balenciaga, Yves Saint Laurent, John Galliano pour Dior, Albert Elbaz pour Lanvin et autres…

Plan de collection de la collection par Yves Saint Laurent
Dessin d’une robe par Yves Saint Laurent
Une demi toile de robe réalisée par Cristobal Balenciaga

C’est une expo qui ravira les amoureux de la mode et de sa représentation dans une presse qui sait se montrer aussi créative que les grands stylistes qu’elle met en lumière. Je vous encourage à découvrir Harpers’s Bazaar – Premier magazine de mode au Musée des Arts Décoratifs !

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COMMENT RÉALISE-T-ON UN VÊTEMENT EN MOULAGE ?

QU’EST-CE QU’UN MOULAGE SUR LE MANNEQUIN

Moulage : C’est une technique de Haute Couture qui permet de réaliser un vêtement en 3 dimensions.

Le mot moulage vient de « moule ». Il signifie créer un objet à partir d’un moule qui lui donnera sa forme.

Le moulage est une méthode où l’on travaille directement en volume et où l’on crée en même temps le style et le patron.

On procède de la manière suivante : on donne les formes que l’on veut à la toile sur le mannequin de couture ou une personne.

On peut le faire selon le dessin ou bien avoir une idée vague de ce que l’on veut obtenir. Durant le moulage, on remarque les corrections à apporter et la réaction du tissu. Cette méthode de travail procure une grande liberté. Elle nous permet d’obtenir une création tout à fait inattendue, ou bien une forme qui mène à d’autres idées qui n’auraient jamais pu naître sur le papier.

Les seules contraintes sont la forme du corps et le type de tissu à employer.

Cette méthode consiste à sculpter le tissu qui est le point de départ de chaque création.

Avant de vous lancer dans le moulage, il est indispensable de connaître les principes de base du tracé de patrons et les lignes de construction et avoir des bonnes bases en couture.

FORMATION MOULAGE

Le moulage se fait sur un mannequin de couture, habillé minutieusement en suivant toutes les lignes morphologiques

Lignes verticales :

• Milieu devant et Milieu dos

Lignes horizontales :

• Ligne de poitrine

• Ligne de la carrure devant

• Ligne de la carrure dos

• Ligne de taille

• Ligne des hanches

• Ligne de bassin

Pour le moulage on utilise LA TOILE. C’est le tissu en coton de différentes épaisseurs, uni et d’une couleur claire neutre, afin que la forme ne soit pas influencée par des motifs ou des textures particulières. Sa grosseur doit être la plus proche possible du vêtement final.

Étapes :

• Analysez votre projet : choisissez sa ligne, ses découpes et ses passages de pinces.

• Épinglez le lignes de construction sur votre mannequin en utilisant un bolduc. La couleur de bolduc doit être différente de celle que vous avez utilisée pour désigner ses lignes morphologiques (exemple : lignes morphologiques bolduc rouge, lignes de construction : bolduc bleu).

• Préparez la toile en fonction des volumes de votre projet, en y indiquant toutes les lignes de construction : poitrine, carrure, taille, bassin au stylo bleu et plusieurs droits fils au stylo rouge.

• Disposez la toile sur le mannequin exactement parallèle au sens du tissu ou bien en biais à 45°.

Épinglez la toile au revêtement du mannequin sur les lignes morphologiques en y faisant passer chaque épingle deux fois pour la fixer fermement.

• Dès que la toile dévie de la forme recherchée ou que le mannequin semble gêner le mouvement, CRANTEZ !

• Pour les coutures et les pinces, épinglez les couches de tissus ENSEMBLE, et pour les plis L’UN SUR L’AUTRE.

• Tracez soigneusement en pointillant des lignes des repères et suffisamment de points de contrôle sur la toile épinglée avec un stylo noir ou un stylo effaçable.

• De-épinglez la toile de votre mannequin.

Retouchez les lignes et avec une règle japonaise et un pistolet, vérifiez les repères (toujours avec un stylo effaçable).

• Vérifiez et corrigez les aisances en mesurant toutes les lignes morphologiques de votre toile et en les comparant avec les mesures morphologiques du mannequin. La répartition d’aisance doit être homogène sur tout le vêtement.

• Retracez les lignes corrigées avec un crayon ou un stylo non effaçable.

Ajoutez une marge de couture d’1,5 cm et découpez chaque élément de votre toile.

Repassez tous les morceau de votre toile séparément.

Épinglez ou bâtissez votre toile : chaque coutures pliée placée sur l’autre, les épingles tournées vers épaisseur de tiss.

• Lorsque votre toile est validée, vous pouvez passer au patronage en recopiant toutes vos pièces.

• Réalisez un prototype dans le tissu final.

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COMMENT RÉALISE-T-ON UN VÊTEMENT EN COUPE À PLAT ?

COUPE À PLAT c’est une technique qui permet de construire un vêtement en 2 dimensions.

On projette une représentation du corps à plat sur une feuille de papier ou directement sur le tissu. C’est seulement au montage qu’on retrouve nos 3 dimensions par le jeu de pinces des plis et des découpes qui redonnent son volume au corps.
On procède de la manière suivante : on trace des lignes de construction en se basant sur les mesures morphologiques du corps. En respectant une méthode de construction qui s’appuie sur les calculs,
on trace notre patron selon le dessin. On peut le tracer directement ou bien se servir d’un patron de base, tracé auparavant, et qui devient un excellent point de départ pour les différentes transformations.

Qu’est-ce qu’un patron de base et pourquoi en a-t-on besoin ?

C’est une technique qui s’appuie plus sur le raisonnement rationnel que sur la mémoire. Elle permet de construire des vêtements, sans aucune contrainte de taille, ni de silhouette, car c’est le corps qui est le point de départ de chaque construction.

Les étapes de la construction d’un vêtement

Il y a plusieurs étapes importantes dans la création d’un patron :

  • ANALYSER votre modèle. C’est très important d’observer le modèle de vêtement que vous avez dessiné ou déniché, avant de se lancer dans quoi que ce soit. Pour vous aider, vous pouvez faire une description précise du modèle (volume, longueur, col, plis, détails, finitions, type de poches et finitions, le tissu).
  • CONSTRUIRE la base pour la catégorie de modèle que vous souhaitez créer. Par exemple, si c’est une jupe, recopiez ou construisez la base de la jupe.
  • MODIFIER la base pour construire votre modèle. Effectuez les élargissement pour que la personne qui porte le modèle soit à l’aise dedans. Placez les boutons puis toutes les lignes qui apparaissent sur le modèle, notamment les empiècements, les poches, les plis et diverses découpes. Effectuez les différents passages/ déplacements de pinces s’il y en a. Selon le modèle, construisez le col, les manches, les plis, les poches, la doublure, etc.
    Vous pouvez également réaliser votre modèle directement sans construire de base, mais sachez que cette méthode, qui vous semble plus rapide, est beaucoup plus complexe et demande une certaine connaissances de la méthode de construction et des volumes.
  • CONTRÔLER votre patron. Vérifiez les accords entre les différentes pièces, par exemple entre la manche et l’emmanchure, les côtés etc… Enfin, faites une demi-toile épinglée pour vérifier l’allure de votre modèle, en laissant environ minimum 3 cm de couturage dans chaque découpe. (Couturage : une valeur ajoutée au patron parallèlement au bord permettant d’assembler le vêtement).
  • RETOUCHER la toile si besoin et apportez les modifications sur votre patron en papier.
  • PATRONNER. Lorsque votre patron est validé, vous pourrez passer au patronnage en recopiant toutes vos pièces (poches, manche, devant, dos…) séparément puis vous pourrez ajouter le couturage nécessaire.
  • PROTOTYPER votre modèle. Réalisez un exemplaire du vêtement nommé « Prototype » dans le tissu final.

Technique de construction des vêtements en moulage

Quel est le matériel nécessaire pour la coupe à plat ?

Côté matériel de modélisme, vous aurez besoin de :

  • Une règle japonaise de 50 et 1 mètre
  • Une grande équerre
  • Un rapporteur
  • Un pistolet pour travailler les courbes
  • Un criterium et une gomme bien sûr
  • Un porte-mine craie
  • Un stylo effaçable pour corriger votre toile
  • Une roulette
  • Un papier carbon
  • Un mètre ruban
  • Des ciseaux pour papier
  • Des ciseaux pour tissus
  • Des épingles super fines
  • Un coup fils
  • Un fil
  • Une aiguille
  • Toile de couture 70g, 110g 150g

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QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ENTRE LE MOULAGE ET LA COUPE À PLAT ?

Pour créer un patron de vêtement, il existe deux techniques : le moulage et la coupe à plat.

Coupe à  plat

Comme l’évoque son nom, la coupe à plat se travaille à plat sur du papier en patronnant à partir des mesures de la personne qui portera votre vêtement. Elle permet de construire des vêtements, sans aucune contrainte de taille, ni de silhouette, car c’est le corps qui est le point de départ de chaque construction.


La coupe à plat respecte des étapes précises et clés dans la réalisation de votre modèle.
Contrairement au moulage qui s’effectue en 3D, le coupe à plat se fait en 2D.

Moulage


En moulage, le modèle se réalise directement en trois dimensions en moulant la toile sur le mannequin, ce qui nous permet d’obtenir un premier prototype du modèle qu’on devra mettre à plat pour procéder à des réglages et des vérifications de mesure essentielles.


Il y aura ensuite des modifications finales à effectuer suite à l’essayage sur la vraie silhouette.


Ce n’est surtout pas une méthode dans laquelle on peut se lancer à l’aveugle car il faut maîtriser les techniques de placement de la matière sur le corps, d’épinglage, de pointage et de réglage. Le moulage demande beaucoup de rigueur, de patience, de doigté, et il faut aussi comprendre et tenir compte du tombé du tissu.

Le moulage est souvent utilisé dans le monde de la couture car il offre un grand degré de liberté.
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QU’EST-CE QU’UN PATRON DE BASE ?

Qu’est-ce qu’un patron de base et pourquoi en a-t-on besoin ?

Si vous êtes débutant en modélisme, vous vous demandez sûrement ce qu’est un patron de base. Un patron de base est un tracé établi grâce aux mesures d’un corps humain qui va servir comme point de départ à la construction d’un modèle de vêtement.

C’est cette base que vous allez modifier par la suite selon le vêtement que vous voulez créer. Vous pourrez déplacer les pinces, les transformer en plis, ajouter des poches, des volants, réduire la longueur, approfondir un décolleté, ajouter un col ou encore ajouter un boutonnage.

Il existe une base pour la jupe, le pantalon et le corsage.

Une fois que vous avez modifié le patron de base, il est fortement recommandé de faire une demi-toile ainsi qu’une toile complète pour vérifier que votre modèle de vêtement ressemble à celui que vous aviez imaginé ou dessiné.

Votre patron sera corrigé selon les retouches apportées directement sur la toile.

Essayage et correction d’une toile de couture

C’est uniquement après toutes les corrections que vous pouvez utiliser votre patron pour couper votre tissu.

Dans la confection, le patron est « gradé » aux différents tailles selon le barème des tailles standard.

Qu’est-ce qu’une toile de couture ?

La toile de couture , c’est tout simplement le tissu en coton de différentes épaisseurs qu’on utilise pour le moulage ou pour le premier essayage d’un patron. Sa grosseur doit être la plus proche possible du vêtement final.

L’important est que le tissu soit uni et d’une couleur claire neutre, afin que la forme ne soit pas influencée par des motifs ou des textures particulières.

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LES SYMBOLES ET LES INDICATIONS SUR LES PATRONS

LES SYMBOLES SUR LES PATRONS

Il existe un vrai langage de description du patron qui doit être lisible par toutes les personnes susceptibles de l’utiliser. Ce descriptif est toujours inscrit directement sur le patron. Il contient :

DROIT-FIL

Le droit-fil est l’un des éléments les plus importants du patron. Celui-ci détermine dans quel sens vous allez positionner et donc couper votre patron par rapport au bord du tissu. Le droit-fil peut être noté au même endroit que le milieu devant (ou milieu dos) si celui-ci est bien droit.

AU PLI

Cette indication vous permet de savoir si vous allez avoir besoin de placer votre patron sur la pliure du tissu. Si cette indication est annotée, vous devrez au préalable plier votre tissu en deux avant de positionner et couper votre patron dans le tissu. Ainsi, vous obtiendrez une pièce parfaitement symétrique.

« Au pli » peut être noté au même endroit que le milieu devant ou milieu dos. De même, à l’endroit où cette indication est marquée, ne rajoutez pas de valeur de couture.

PINCES

Les pinces permettent au vêtement d’être plus ajusté. Elles peuvent se situer à différents endroits du vêtement selon la coupe, la forme ou le volume souhaité de celui-ci.
Vous pouvez les modifier et déplacer à votre guise.
Vous pouvez également les transformer en plis ou en fronces.

PLIS

Contrairement aux pinces, les plis peuvent être délimités par une flèche terminée par un rond. Néanmoins, ces signes sont susceptibles de varier selon les patrons. Si certains utilisent cette signalétique, d’autres ne tracent qu’un simple trait de quelques centimètres.

BOUTONS

Ce symbole désigne l’emplacement exact d’un bouton. Parfois, cette croix est entourée d’un cercle pour mieux représenter le diamètre du bouton.

BOUTONNIÈRE

Pour accompagner le bouton, l’ouverture de la boutonnière est délimitée par un segment. De la même manière, elle indique le diamètre de bouton à utiliser.

EMPLACEMENT POCHE

La position d’une poche est souvent délimitée par de petits cercles aux quatre coins de celle-ci. Si les cercles sont un peu plus gros, ils peuvent également désigner l’emplacement de détails, comme des rivets par exemple.

FERMETURE ÉCLAIR ET AUTRES OUVERTURES

Point d’arrêt
Lorsqu’un petit trait vient s’ajouter sur une ligne de couture, il s’agit généralement d’une délimitation, ou plus particulièrement d’un point d’arrêt. Ce symbole peut être utilisé pour déterminer la longueur d’une fermeture éclair, par exemple.

VALEUR DE COUTURE / COUTURAGE

C’est à cette étape que le patron devient un patronage. En effet, si le patron désigne le vêtement fini, le patronage inclus la marge de tissu entre la couture et le bord du tissu, autrement appelées valeurs ou marges de couture. Ces dernières sont donc essentielles pour confectionner n’importe quelle pièce. De même, sur les patrons de livres ou de magazines, les valeurs de couture ne sont pas toujours incluses. Il faut toujours les vérifier avant de couper dans le tissu.

CRANS DE MONTAGE

Les crans de montage sont des repères d’assemblage qui permettent à deux pièces de coïncider ensemble. Avec cette aide précieuse, chaque pièce peut être cousue avec précision.

À savoir : les crans de montage ne sont pas à confondre avec les crans que l’on fait pour donner plus de souplesse à un arrondi, par exemple. Si l’action est la même, leur utilité est bien différente.

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LA NOMENCLATURE

La nomenclature, est un document de base indispensable pour confectionner un vêtement

Elle se compose de :

  • La liste des pièces élémentaires constituant le vêtement
  • La quantité par pièce
  • La caractéristique des composants
  • Le repérage de chaque pièce

Il faut créer séparément

Nomenclature d’étude – vêtement ( exemple: devant, dos , empiècement devant, empiècement dos, manches)

Nomenclature d’approvisionnement ( exemple : tissu 1, tissu 2, fermeture à glissière invisible 35 cm)

Règles à respecter :

  • En cas de vêtements asymétrique, tous les éléments doivent être développés, côté droit et côté gauche distinctement
  • Inscrire les éléments par ordre de grandeur (surface), du plus grand au plus petit
  • Classez les éléments par matière d’œuvre ( tissu principal, doublure, thermocollant…)
  • Sens de lecture d’écriture se fait toujours de bas en haut

Il est également important pour chaque morceau de patron d’indiquer :

La référence du modèle (ex : AH03 ou Anna, Eva…)

La dénomination de la pièce (ex : devant, côté devant, côté dos, manche…)

La taille du patron ou de la personne si modèle sur mesure

Le nombre de fois que la pièce doit être coupée dans le tissu, la doublure ou le thermocollant  ( ex: 2x tissu, 2x doublure, 2x thermocollant)

Le numéro de la pièce du patron, en indiquant aussi le total des pièces dans le patron (ex : 3/4. On indique alors que cette pièce est troisième sur quatre pièces existantes dans ce patron)

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LES LIGNES DE CONSTRUCTION & LIGNES D’APLOMB SUR LE PATRON

COMMENT LIRE ET COMPRENDRE UN PATRON DE COUTURE ?

PATRON ET PATRONAGE

Le patron de couture, c’est le plan du vêtement sur lequel figurent les nombreuses indications de la construction, de la coupe et du montage.

Il ne faut pas confondre patron et patronage. Même si ces termes se ressemblent, l’un désigne le vêtement fini (le patron), tandis que l’autre comprend les valeurs de couture (le patronage).

LES LIGNES DE CONSTRUCTION & LIGNES D’APLOMB SUR LE PATRON

Chaque patron comporte des lignes horizontales et des lignes verticales qui permettent construire le vêtement et de lui garantir une belle tombée.

 

Liges verticales :

  • Milieu devant
  • Milieu dos

Lignes horizontales :

  • Ligne de poitrine
  • Ligne de la carrure (devant et dos)
  • Ligne de taille
  • Ligne des hanches
  • Ligne de bassin
  • Ligne de genoux (pour un pantalon)

Il est important de construire toutes vos lignes avec précision pour éviter à celles-ci de mal évoluer au fur à mesure dans le processus le la confection.